La fin de vie des personnes handicapées dans les établissements médico-sociaux

l'Observatoire National de la Fin de Vie a mené une étude sur la fin de vie et  a  élaboré un rapport intitulé  "handicap fin de vie"

 Schématiquement, quatre constats se dégagent:

 1)     Chaque jour, 4 personnes meurent dans une Maison d’Accueil Spécialisé (MAS) ou dans un Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM), soit 1400 chaque année. Pourtant, ces situations de fin de vie restent une réalité « invisible ».

 2)     Il existe des inégalités régionales très importantes : alors qu’en Auvergne seuls 15% des décès surviennent à l’hôpital, c’est le cas de 61% d’entre eux dans le Nord-Pas-de-Calais et de 80% en Basse Normandie.

 3)     La présence d’un(e) infirmier(e) la nuit permet de réduire de 37% le taux de décès à l’hôpital. Or seuls 16% des établissements disposent effectivement d’une infirmière présente la nuit…

4)     Cette étude met en évidence l’impact de la formation des professionnels sur le taux d’hospitalisation en fin de vie, sur l’application de la loi Leonetti, ou encore sur la prescription d’antidouleurs en fin de vie.

 

Ce premier état des lieux souffre toutefois d’une limite important : il n’explore que le champ des établissements, et laisse dans l’ombre tout le champ du domicile, qui accueille pourtant la majorité des personnes handicapées.