Les réseaux de cancérologie

Afin de d’optimiser la prise en charge globale et de qualité des patients atteints de cancer, les acteurs aussi bien des établissements de santé que ceux de la ville doivent organiser la coordination de leurs interventions.

La généralisation des réseaux de santé est l’axe qui a été privilégié notamment dans le cadre de la mesure 29 du plan cancer que vous pouvez lire dans son intégralité en cliquant ici

Le premier objectif de cette mesure était la couverture de l’ensemble des régions par un réseau régional du cancer coordonnant l’ensemble des acteurs de soins. Ces réseaux de soins ont vocation à couvrir aussi bien la prise en charge au sein des établissements de santé qu’en ville et ont pour objectif notamment d’harmoniser et d’améliorer la qualité des pratiques, de promouvoir des outils de communication au sein de la région, de développer l’évaluation et l’information des professionnels et des patients.

Le réseau tel qu’il a été définit doit garantir au patient une prise en charge multidisciplinaire, ainsi qu'une continuité des soins, depuis l'annonce du diagnostic jusqu'à son retour au domicile. Tout patient, quel que soit son lieu de soins doit bénéficier d'une prise en charge en réseau. C'est une responsabilité particulière des établissements ayant une activité de cancérologie de s'en assurer, soit directement au travers du réseau régional, soit par l'organisation d'un réseau de soins en cancérologie dans son bassin d'activité.

A ce jour, il existe 26 réseaux régionaux, certaines régions en disposant de plusieurs.  

Un groupe de travail réunit par la DHOS pour actualiser la circulaire du 24 mars 1998 relative à l'organisation des soins en cancérologie a finalisé son rapport en septembre 2004. Il a notamment travaillé à partir l'état des lieux des réseaux en cancérologie réalisé par Philippe Bergerot, à la demande de la MILC.

La circulaire du 22 février 2005 relative à l'organisation des soins en cancérologie que vous pouvez consulter en cliquant ici a guidé les ARH dans la préparation du volet cancérologie des SROS de 3eme génération. La circulaire précise que le volet cancérologie des SROS de 3eme génération devait, entre autres, identifier des réseaux de cancérologie, implantés tant au niveau régional que territorial et reliés aux autres réseaux de santé impliqués dans la prise en charge des patients, notamment en gérontologie et en soins palliatifs.

En matière d'organisation de la cancérologie au sein des établissements, cette circulaire rappelait l'exigence fondamentale du plan cancer que constitue la coordination des acteurs dans la prise en charge du cancer. La mise en place d'un réseau représente la réponse appropriée au besoin de coordination des établissements et des professionnels libéraux et assure au patient la continuité des soins. Tout établissement de santé prenant en charge des patients atteints de cancer devra donc être membre d'un réseau de cancérologie.

Dans certains cas, le réseau de soins "local" pourra appliquer plusieurs dispositions du plan cancer qui ne pourraient pas être mises en œuvre dans tous les établissements de proximité : centre de coordination en cancérologie, unité mobile de soutien en oncologie, unité mobile de soins palliatifs, consultation d'annonce. Le réseau local n'est pas nécessairement organisé exclusivement autour du cancer.

Au niveau des territoires de santé, le réseau doit assurer la coordination entre les établissements ou sites, les établissements et les structures associées et les professionnels libéraux, notamment le médecin traitant.

Au niveau des régions la circulaire prévoyait également la constitution de réseaux régionaux de cancérologie chargés d'assurer la coordination de l'ensemble des opérateurs, y compris les établissements constituant le pôle régional de cancérologie.

Ces réseaux ont notamment pour mission :

- la promotion et l'amélioration de la qualité en cancérologie,
- la promotion d'outils de communication communs au sein de la région,
- l'aide à la formation continue,
- le recueil et l'analyse régionale des données relatives à l'activité de soins,
- l'évaluation des membres du réseau,
- l'information des professionnels des patients et de leurs proches


Les réseaux régionaux doivent également assurer la coordination des réseaux de territoire de santé lorsqu'ils existent. A défaut, de réseau de territoire, les réseaux régionaux assurent directement la prise en charge coordonnée des patients. Lorsque plusieurs réseaux régionaux préexistent, ce sont l'ARH et l'URCAM qui doivent engager leur mise en cohérence et en convergence. Une procédure de reconnaissance, validée par la DHOS, la CNAMTs et l’INCa, a été lancée en janvier 2010 et sera poursuivie jusqu'en juin. Cette procédure définit les critères que doivent remplir les RRC pour être reconnus par le Président de l’INCa. Ces critères reprennent les objectifs du référentiel national des missions des RRC :

                         - la diffusion des référentiels de pratiques cliniques
                         - la communication et le partage entre professionnels de santé
                         - l’information du public et des professionnels 

L'INCA propose un état des lieux du fonctionnement de ces réseaux actualisé régulièrement vous pouvez consulter la synthèse 2011 en cliquant ici