Avis du CESE sur la pédopsychiatrie

Selon une étude de l’INSERM de 2003, un enfant sur 8 souffre de trouble mental en France (TOC, anorexie, boulimie, schizophrénie, dépression etc…)
Dans un avis remis le 24 février dernier sur la pédopsychiatrie, le CESE relève un certain nombre de difficultés s’agissant du diagnostic et du traitement des troubles mentaux chez les enfants et adolescents : dépistage tardif, délais excessifs de prise en charge, une réponse insuffisante apportée aux enfants et aux familles, coût élevé des soins ….
Le problème est d’autant plus aigu que le nombre de patients pris en charge en pédopsychiatrie ne cesse de croître (+ 7 % depuis 2000), et que dans la plupart des cas, les troubles ont chez l’enfant un caractère réversible, à condition d’être diagnostiqués assez  tôt.

L’avis préconise donc la mise en place d’un plan pluriannuel pour la pédopsychiatrie, s’appuyant sur une réorganisation des soins confiée aux futures ARS : il s’agit de favoriser une prise en charge globale des malades, afin d’assurer la continuité des soins entre secteur sanitaire et secteur médico-éducatif.
L’avis plaide également en faveur d’un véritable statut des auxiliaires de vie scolaire : il s’agit d’assurer la complémentarité des actions engagées pour les AVS recrutées par l’Etat et pour les AVS recrutées par les associations agrées. Le CESE propose aussi d’élargir leur champ d’intervention, à l’accompagnement de l’enfant dans ses activités thérapeutiques ou périscolaires : cela permettrait à ces professionnels d’avoir un emploi à temps-plein qui à défaut d’être totalement pris en charge par l’Etat pourraient profiter de dispositifs tels que contrats d’adaptation à l’emploi, les emplois tremplins financés en partie par une participation des familles, elle-même couverte par les prestations ou compléments MDPH ( prestation de compensation du handicap )
L’avis souligne enfin le rôle majeur des assistants sociaux dans l’aide apportée aux patients et aux familles pour effectuer leurs démarches et dans la prise en compte de l’environnement économique social et familial de l’enfant atteint d’un trouble psychique. Il préconise de leur donner plus de prérogatives en milieu scolaire notamment, qui est souvent le premier lieu de repérage des troubles.