Volume d'activité et qualité des soins

La question des seuils d'activité est souvent débattue en tant que nécessité pour atteindre un niveau minimum de qualité de prise en charge.

Ces seuils sont le plus souvent imposés aux structures car c'est encore la seule manière de les rendres obligatoires et imposables. SI ces seuils ont un effet restructurant certain, pour exemple le seuil de 300 accouchements par an en obstétrique ou encore les seuils d'activités mis en place pour l'activité de cancérologie, il n'en reste pas moins que la démontrastion scientifique de leur efficacité sur la qualité de la prise en charge est bien souvent remise en cause. C'est l'une des raisons pour lesquelles les seuils ne concernent pas encore les professionnels de santé eux-mêmes bien qu'à terme ils y seront sans aucun doute soumis.

Dans le même sens, la concentration de l’offre de soins hospitaliers est souvent présentée comme un moyen d’améliorer la qualité des soins.

Comme début de démonstration de la relation entre volume d’activité et qualité des soins la revue systématique de la littérature menée par l’IRDES montre que pour certaines procédures et interventions, en particulier pour la chirurgie complexe, la possibilité d’améliorer la qualité des soins lorsque le volume d’activité augmente est réelle. Nous vous proposons de consulter le résumé de cette étude en cliquant ici