Conférence IDAF : La RSE contribue au développement des associations et fondations

En pleine période de COP21, et avec toute l’effervescence qu’elle suscite autours des sujets de Développement Durable, s’est tenue, Mardi 8 décembre, une matinale organisée par l’Institut des Dirigeants d’Associations & Fondations (IDAF) en partenariat avec la FEHAP sur l’intérêt de la mise en place d’une démarche RSE au sein des associations et des fondations.  

Une matinale animée par Coralie CUIF, Secrétaire Générale de la FEHAP, autour de questions à enjeux: Comment une démarche RSE peut-elle contribuer au développement  des associations et des fondations ? Quel est l’intérêt pour celles-ci d’intégrer des démarches RSE ? Quels sont les enjeux ? Les bonnes pratiques ?

Pour répondre à ces différentes interrogations, Brice JAVAUX, Manager au sein du département Changement Climatique & Développement Durable de KPMG est venue présenter Les enjeux auxquels les entreprises sont confrontées et les opportunités associées à une démarche RSE. D’autre part l’Association VIVRE, adhérente FEHAP fortement impliquée dans la démarche RSE est intervenue, représentée par son Directeur général Régis SIMMONET et sa responsable communication RSE, Elodie DURAND, pour présenter comment la démarche RSE à contribuer au développement de l’association.

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Derrière le nom de Responsabilité Sociétale des Entreprise (RSE) se cache l'application des principes du Développement Durable au niveau d'une entreprise, d'une organisation ou d'une association. Plus concrètement, la RSE correspond à la responsabilité qu’a une organisation d’intégrer les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans sa stratégie et ses activités.

« La RSE est l’opportunité de développer un impact positif sur la société et son environnement »

Pour Brice JAVAUX, cette démarche constitue un levier fort d'attractivité, de motivation des salariés et permet ainsi de les fidéliser et  les fédérer autour de valeurs communes. Elle fournit, notamment, l'opportunité de développer un impact positif sur la société et son environnement et d'être en phase avec les évolutions de la société pour ainsi ne plus voir les différents enjeux comme des risques ou des contraintes mais comme des opportunités à saisir, apportant des bénéfices pour le développement de l’entreprise.

Ces bénéfices sont nombreux pour les organisations :

  •   Coût
- Améliorer les pratiques de l’organisation dans le domaine du management des risques et de la productivité.

  •   Croissance
- Inventer de nouveaux produits et services qui apportent des solutions aux défis posés par les mégaforces sociales et environnementales;                                                                                                                                                  
- Améliorer la compétitivité (accès à des financements, etc.);                                                                                  
- Attirer, fidéliser et motiver les employés.      
                                                                                                            
  •   Marque
- Améliorer la réputation de l’organisation;                                                                                                            
- Favoriser l’acceptation sociale des activités;                                                                                                      
- Renforcer les relations avec les parties prenantes

Enfin Brice JAVAUX conclut en dévoilant les 6 étapes clés de la mise en œuvre d’une démarche RSE :

  •  Identifier les risques et opportunités en matière sociale, environnementale et sociétale ;
  •  Prendre des engagements en conséquence et Fixer des objectifs à atteindre ;
  •  Déployer la démarche (rôles et responsabilités, outils, formation et animation) ;
  •  Mesurer et Contrôler les performances atteintes (entreprise + fournisseurs/sous-traitants) ;
  •  Communiquer vos actions et résultats (reporting) ;
  •  Evaluer le retour sur investissement (valeur créée). 

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Dans la continuité des échanges, Régis SIMMONET et Elodie DURAND ont présenté toute la dimension que la RSE a prise au sein de leur association. Pour le président de l’association,  c’est une démarche qui est avant tout une volonté de la dirigeance de prendre en compte le développement durable dans sa gouvernance. Une nécessité d’assumer les impacts de ses décisions, de ses activités sur la Société et l’environnement et de valoriser ses actions, au travers d’enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Un raisonnement de “Penser local, agir global” pour mettre en place des projets à long terme à construire dans l’intérêt général.

« La nécessité de prendre du recul pour avoir une vision élargie afin d’intégrer au mieux les parties prenantes »

Pour Elodie DURAND, la démarche peut être d’abord perçue négativement car vécue comme une réglementation de plus à appliquer au travers de l’ISO 26000, mais c’est avant tout une démarche volontaire, qui apporte de nombreuses perspectives de bénéfices pour le développement de l’association. La démarche doit s’appuyer sur 2 étapes indispensables, tout d’abord l’initiation qui passe par une phase d’introspection «connais-toi, toi-même», pour adapter au mieux la RSE à l’activité par l’ajustement de la stratégie en fonction des carences et des points forts.                                                                  

Ensuite, le plus important pour impulser une bonne démarche est de prendre du recul sur l’activité, avoir une vision élargie pour intégrer au mieux les parties prenantes. L’objectif est de valoriser l’intelligence collective.

Régis SIMMONET insiste sur le fait qu’ «on va plus loin ensemble». Ce raisonnement permet d’engager une prospective pour l’avenir, car le dialogue social peut être un frein à l’avancé dans le domaine RSE. Dans cette forme du faire ensemble, la persévérance créé la confiance, une relation d’entraide entre les partenaires.

VIVRE est donc un bel exemple d’association qui a réussi à mettre en place une démarche globale et réfléchie, comme socle fondateur d’une stratégie durable et aboutie.

Cette démarche se caractérise concrètement par des projets:                                                               

  •   Un label In2, valorisant les actions et projets d’innovations inclusives. Créé en partenariat avec l’AFNOR, ce label a pour objectif de créer un réseau vertueux d’entités et de personnes engagées dans l’action inclusive mais également de promouvoir toutes les actions relevant de l’inclusion, de la résilience, de l’innovation, du parcours ensemble, de façon collective et transversale;                                                                                                                                                        
  •   La mise en place d’un GIU, gestionnaire individualisé de l’usager pour s’adapter aux besoins. Le GIU est une plateforme technologique basée sur un logiciel cognitif, couplée à des commissions d’évaluation transversales de professionnels (administratif, formation, médico-psycho-social). Le déroulement personnalisé permet d’ajuster les items pédagogiques proposés dans le cadre des formations aux savoirs et compétences acquises ou lacunaires de la personne accueillie.