Antoine Dubout, président de la FEHAP, reçu en juillet successivement par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, puis Edouard Philippe, Premier ministre

Le secteur privé non lucratif, c’est l’engagement sans faille de très nombreux salariés et bénévoles au service de la santé et de l’autonomie des citoyens, plus particulièrement les plus fragiles et les plus vulnérables, dans un esprit désintéressé. Le modèle juridique, économique et social des établissements et services qu’ils représentent, dominant dans la plupart des pays industrialisés, a fait la preuve de sa pertinence, de son efficience, mais aussi de sa fragilité compte tenu de la faiblesse de ses fonds propres.

C’est le message porté par Antoine Dubout, président de la FEHAP accompagné de Georges-Christian Chazot, président du groupe hospitalier Paris Saint-Joseph et de Henri Lachmann, président du Centre chirurgical Marie Lannelongue au cours de leur entretien avec Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, le 18 juillet et Edouard Philippe, Premier ministre, le 26 juillet dernier.

Ces entretiens font suite à la lettre ouverte adressée au Premier ministre en mai dernier, publiée dans les plus grands quotidiens de la presse nationale et signée par les présidents des 26 plus gros établissements sanitaires adhérents de la FEHAP.

Ils ont par ailleurs permis au président de faire part des inquiétudes et préoccupations du secteur face aux contraintes financières 2018, fortes et surtout injustes (baisse de tarifs, reprise des allègements de charge, disparition de la compensation partielle du différentiel de charges), dont le privé non lucratif est victime par rapport au secteur public, dont il partage pourtant à l’identique les missions de service public.

Préoccupation et alerte aussi sur les anomalies inquiétantes sur l’évolution du modèle des établissements de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR), et sur les perspectives en santé mentale.

Les trois présidents ont pour autant témoigné à la ministre et au Premier ministre, du total soutien du secteur privé non lucratif dans les chantiers majeurs de la transformation du système de santé et leur engagement pour participer aux actions envisagées dans le domaine de la prévention, de l’accueil des personnes âgées, des personnes handicapées et socialement vulnérables ainsi que de la qualité et de la pertinence de soins et de la recherche clinique.

Le secteur privé non lucratif a historiquement porté de nombreuses innovations. La FEHAP et ses adhérents ont intensifié leurs actions pour être force de proposition et porter des projets ambitieux d’innovation. C’est le sens de l’engagement reconnu sur l’article 51. Ancrée dans la société, la FEHAP et son réseau structuré en région aidera ses adhérents à relever les défis qui s‘adressent à tous les acteurs économiques et sociaux. Cet engagement, enraciné dans des valeurs fortes et partagées par notre secteur, nécessite des signes tangibles de soutien ont souligné pour finir les trois présidents.