« Les infiltrés » : chronique d’une maltraitance ordinaire ?



« Les infiltrés » : chronique d’une maltraitance ordinaire ?

Mercredi 22 octobre, les invités du plateau de David Pujadas dénoncent une maltraitance généralisée au sein des établissements. Si les chiffres donnés sont faux, le problème des moyens et de formation du personnel ne trouve pas de réponse. Quand le gouvernement passera-t-il de la législation à l'action ?

La FEHAP dénonce violemment le pourcentage selon lequel 70% des structures seraient maltraitantes, chiffre avancé lors du débat organisé par David PUJADAS, mercredi 22 octobre.

Si la FEHAP s’associe aux pouvoirs publics afin de demander la fermeture des structures présentant une maltraitance institutionnalisée, elle ne peut accepter l’amalgame réalisé entre ce type d’établissements et l’ensemble des EHPAD.
Depuis plusieurs années, le secteur médico-social s’est en effet engagé dans de profondes réformes visant à inscrire au cœur du projet d’établissement la volonté de la personne accueillie, à améliorer la qualité de la prise en charge et du cadre de vie du résident.

En revanche, parce qu’aucun établissement ni service à domicile, n’est à l’abri d’un acte isolé de maltraitance, la FEHAP réaffirme la nécessité de :

• mettre en application le Plan Solidarité Grand Age 2006, qui inscrit l’augmentation du personnel, toutes catégories confondues, à un ratio d'encadrement compris entre 0,65 et 1 pour un résident selon le niveau de dépendance moyen de la structure ;
• développer la culture de la bientraitance, démarche volontariste visant la qualité de vie de l'usager, dans la formation initiale ;
• donner les moyens aux établissements et aux services d'assurer la formation continue des professionnels et de mettre en œuvre le projet d'établissement.

Pour ces raisons, la FEHAP dénonce l'incohérence prégnante entre :
les effets d'annonce du gouvernement (plans successifs, dispositifs de contrôle des établissements..),
la thésaurisation dans les fonds propres de la CNSA, d’un milliard d’euros de crédits non consommés pour une médicalisation accrue des établissements (cf budget CNSA 2009),
et un discours général de stigmatisation de ces mêmes établissements.



La FEHAP : La Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la personne Privés non lucratifs fédère 3200 établissements adhérents, 2,5 millions de personnes accueillies chaque année, une capacité totale de 200 000 lits et places et 190 000 salariés (www.fehap.fr).

Contacts FEHAP :
Antoine Dubout, Président, FEHAP : 01 53 98 95 08
Yves-Jean Dupuis, Directeur Général, FEHAP : 01 53 98 95 28
Ingrid Arnoux, Journaliste, Service Communication, FEHAP : 01 53 98 95 06