La FEHAP veut développer la culture des soins palliatifs

A l’approche du 6 octobre (Journée Mondiale des Soins Palliatifs), la Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Assistance Privés à but non lucratif plaide pour un développement de la culture des soins palliatifs et souhaite un décloisonnement des champs sanitaire et médico-social pour ce type de prise en charge.

Paris (France), le 4 octobre 2007 – La Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Assistance Privés à but non lucratif (FEHAP), qui a vu naître dans l’un de ses établissements la toute première unité de soins palliatifs, souhaite que la Journée Mondiale des Soins Palliatifs organisée le 6 octobre serve à accroître la prise de conscience sur cet enjeu de société incontournable. L’augmentation du nombre de personnes âgées et des personnes vivant avec une maladie, un handicap ou une perte d’autonomie entraîne un nombre croissant de situations nécessitant des soins et un accompagnement de fin de vie. C’est pourquoi la FEHAP souhaite attirer l’attention de l’opinion et des pouvoirs publics sur ce qu’elle considère comme étant trois priorités.

La FEHAP se positionne tout d’abord en faveur du développement de l’offre en soins palliatifs afin que chaque personne nécessitant cette prise en charge puisse y avoir accès sans délai et souhaite plus généralement contribuer à développer la culture des soins palliatifs dans l’ensemble des structures du paysage sanitaire et médico-social. La Fédération considère que la formation des personnels doit jouer à cet égard un rôle déterminant.

La FEHAP se mobilise aussi pour décloisonner les champs sanitaire et médico-social, une étape nécessaire selon elle au développement des soins palliatifs. Certains établissements privés à but non lucratif adhérant à la FEHAP s’inscrivent déjà dans cette logique, notamment par la mise en place de partenariats entre établissements sanitaires et établissements médico-sociaux. La FEHAP regrette que la question du financement de l’activité de soins palliatifs au sein des établissements et services médico-sociaux n’ait jamais été abordée, alors que leur développement dans ces structures est inscrit dans la loi. La Fédération espère que le futur plan national relatif aux soins palliatifs permettra de résoudre ces clivages contre-productifs.

Il apparaît enfin indispensable à la FEHAP d’homogénéiser les modalités et les niveaux de financement quelle que soit la structure sanitaire au sein de laquelle les activités de soins palliatifs sont exercées. La publication prochaine de cahiers des charges pour les activités de type soins palliatifs (Unités de Soins Palliatifs, Equipes Mobiles de Soins Palliatifs et Lits Identifiés), sera un premier pas vers une homogénéisation des pratiques, et justifie de fait cette équité de financement.

À propos de la FEHAP : La Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Assistance Privés à but non lucratif totalise 3112 établissements adhérents, 2,5 millions de personnes accueillies chaque année, une capacité totale de 200 000 lits et places, et plus de 187 000 salariés. Près de 19 % des établissements sanitaires adhérents à la FEHAP sont identifiés comme ayant une activité de soins palliatifs. (www.fehap.fr)