La FHP dialyse, la FHP-MCO et la FEHAP s’opposent à un projet du Gouvernement


La FHP dialyse, la FHP-MCO et la FEHAP s’opposent à un projet du Gouvernement qui porte atteinte à la qualité des soins des patients dialysés


La FHP dialyse, la FHP-MCO, la FEHAP et les principales associations de patients dialysés s’opposent au projet d’arrêté du Ministère de la Santé de réintégrer dans les forfaits de dialyse le remboursement de l’EPO, l’hormone indiquée dans le traitement de l’anémie des patients atteints d’insuffisance rénale chronique.

Paris, le 20 janvier 2010 : L’inscription du traitement à l’EPO (érythropoïétine) en 2001 sur la liste des produits facturables en plus du forfait avait été saluée comme une victoire par les patients souffrant d’une insuffisance rénale chronique (IRC). Ces derniers se battaient depuis plus de dix ans pour que les pouvoirs publics facilitent ainsi l’accessibilité à ce traitement qui concerne principalement les patients les plus fragilisés. « Avec la suppression de l’EPO de la liste des médicaments facturables, la qualité et la sécurité des prises en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale chronique est en jeu, de même que la dynamique de développement de la dialyse hors centre. » ajoute Yves-Jean Dupuis, Directeur Général de la FEHAP.

En France, on compte environ 45 000 personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique terminale (1,74 à 2,5 millions de personnes en insuffisance rénale chronique avant le stade terminal). Les deux tiers des patients sont traités par dialyse et un tiers par greffe rénale. Avec le vieillissement de la population, le nombre de patients augmente de 3 % par an.

Une décision sans concertation et à l’encontre des intérêts des patients

La radiation de la liste des médicaments remboursés en plus du forfait de l’EPO a été envisagée sans aucune concertation avec les professionnels de santé et les associations de patients.

Le syndicat FHP dialyse, la FHP-MCO, la FEHAP et l’ensemble des parties prenantes - la FNAIR, la Société Française de Néphrologie, la Société Francophone de dialyse, le Syndicat des Néphrologues - présentes au point presse le jeudi 21 janvier, s’opposent à ce projet de décret réalisé dans la précipitation et qui impacte lourdement l’activité de dialyse. « En revanche, la profession est impatiente de s’asseoir autour de la table et mener ensemble les réformes nécessaires dans le cadre du Plan dialyse annoncé par la Ministre en 2011 » déclare Gilles Schutz, président de la FHP dialyse.


A propos de la FHP Dialyse : Syndicat national, la FHP Dialyse réunit 120 établissements. Il est affilié à la FHP- MCO.L’hospitalisation privée qu’elle soit dite commerciale ou à but non lucratif prend en charge en dialyse en France 2 patients sur 3.

A propos de la FEHAP : La Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne rassemble 1600 institutions privées non lucratives (associations, fondations, congrégations, mutuelles, institutions de retraite complémentaire et de prévoyance) gérant 3400 établissements et services sanitaires, sociaux et médico-sociaux. Dans le domaine de la dialyse, les associations adhérentes de la FEHAP représentent 72,1% des patients suivis en dialyse hors centre, et 16 % des patients suivis en centre de dialyse.



Contacts presse :

FHP-MCO / FHP dialyse Véronique Molières Tél : 06 82 38 91 32 veronique.molieres.mco@fhp.fr


FD Florence de Montmarin Tél : + 33 (0) 1 47 03 68 63 Florence.demontmarin@fd.com


FEHAP : Ingrid Arnoux, Tél. : 01 53 98 95 06 / Fax : 01 53 98 95 02 ingrid.arnoux@fehap.fr

NON à la radiation de l’EPO de la liste en sus ! - Conférence de presse organisée le 21 janvier par la FEHAP, la FHP dialyse, la FHP-MCO, les principales associations de patients dialysés, les sociétés savantes (Société Française de Néphrologie, la Société Francophone de dialyse), et le Syndicat des Néphrologues du secteur associatif s’opposent au projet d’arrêté du Ministère de la Santé de radier l’EPO de la liste des molécules onéreuses payées en sus des forfaits de dialyse. Une lettre ouverte a été publiée dans Le Monde du 05 février, Le Figaro du 04 février et le Quotidien du Médecin du 27 janvier.