Les difficultés d’accès aux soins aujourd’hui

En collaboration avec Emmanuel Vigneron et Sandrine Haas, de La Nouvelle Fabrique des Territoires (NFT), la FEHAP a réalisé une étude sur l’accès aux soins. À cette occasion, elle propose au Ministère d’inscrire l’absence de dépassements d’honoraires dans la liste des missions d'intérêt général et les critères de financement des établissements de santé.

Les Français sont quotidiennement confrontés à de réels problèmes d’accès aux soins : éloignement, horaires, délais d’attente, dépassements d’honoraires et restes à charge élevés. Outre les obstacles liés à des pouvoirs d’achat très différents selon les ménages, c’est la question de l’égalité d’accès aux soins et entre les territoires qui se pose aujourd’hui.

En cette année électorale, la FEHAP participe aux débats, notamment en publiant une étude présentant quelques approches illustrées et commentées des diverses formes d’accessibilité. Sans prétendre à l’exhaustivité, et prenant notamment les exemples emblématiques de l’accès territorial et financier à l’ophtalmologie et à l’obstétrique, cette étude propose une approche et une interprétation nouvelles du sujet, de nature à contribuer à la réflexion collective sur les principes fondamentaux de notre système de santé, et des actions à conduire pour les préserver.

Cette étude s’inscrit pleinement dans les 39 propositions adressées par la FEHAP en décembre 2011 aux candidats à l’élection présidentielle de 2012, avec notamment l’idée de mettre en place des instruments de mesure des délais d’attente à des fins comparatives et correctives, l’instauration d’un socle commun de prise en charge et le développement de plates-formes de services sur chaque territoire de santé afin de pallier le phénomène des déserts médicaux.

Compte-tenu des travaux récemment engagés par le Ministère de la Santé sur la redéfinition des missions d’intérêt général (MIG) des établissements de santé, la FEHAP estime que la garantie qui pourrait être apportée par certains établissements de santé que les patients qu’ils accueillent ne sont pas exposés à des dépassements d’honoraires, sous la forme de l’activité libérale de praticiens hospitaliers en hôpital public, ou de celle de médecins libéraux en établissement privé, justifie pleinement la mise en place de cette mission d’intérêt général, et sa prise en compte dans les modalités de financement desdits établissements. Il est d’ailleurs étonnant que la liste actuelle des missions d’intérêt général comporte des thématiques très à distance des préoccupations des français et des parlementaires, voire secondaires, mais que ce sujet d’importance majeure n’y figure pas encore.

Consultez l’étude  : Les clefs de l’accès aux soins, réalités d’aujourd’hui en France. Inégalités sociales et territoriales