Personnes accompagnées et patients, partenaires de la formation des professionnels

Le 11 décembre 2017 a eu lieu, à Paris, la « Journée Associons nos savoirs ». Cette journée d’études, organisée par la FEHAP avec le soutien de MNH group, de la Fondation Crédit Coopératif et de nombreux partenaires institutionnels, est sans précédent.

Sans précédent par sa transversalité sanitaire, sociale et médico-sociale, par son approche pédagogique et surtout, par ses enseignements.

 

Amphi associons nos savoirs

 

Visant à explorer une voie pleine de promesses : la participation des personnes accompagnées et des patients dans la formation initiale et continue des professionnels du secteur, elle a ouvert de nouvelles perspectives de démocratie sociale et sanitaire. Car si laisser davantage de place aux usagers est la voie par excellence pour permettre davantage d’équilibre dans les relations entre professionnels et personnes vulnérables, cela est loin d’être une évidence lorsque les identités professionnelles sont fragilisées. C’est néanmoins le moyen privilégié pour mettre en œuvre une relation de soin ou d’accompagnement qui ne soit pas une prestation technique dénuée de sensibilité et de réciprocité, mais l’entrée en relation authentique de deux personnes.

Autour d’expériences pédagogiques issues d’univers très diversifiés – de la protection de l’enfance à la médecine générale, de l’accompagnement du handicap intellectuel à celui des personnes touchées par la maladie chronique – cette journée a donné la parole à toutes les parties prenantes : usagers, formateurs, professionnels, régulateurs publics de la formation, étudiants et chercheurs.

Réu associons nos savoir

« Il y une nécessité, transversale au monde de la santé et du social, de seconder et d’appuyer les ressources personnelles des personnes accompagnées et des patients, par des ressources au sein de la cité : associations de patients et d’usagers, mais également tous les citoyens capables de devenir, les uns pour les autres, des ressources d’accompagnement et de sollicitude. Et les institutions publiques ont aussi un rôle essentiel à jouer dans ce processus » a alerté Paul Morin, directeur de l’Ecole de Travail Social de l’Université de Sherbrooke au Québec, qui était invité à conclure cette journée.

Cette journée a en outre cristallisé un collectif autour du comité de pilotage de l’événement, qui a partagé la nécessité de poursuivre les travaux initiés par des chercheurs canadiens avec la Déclaration de Vancouver par un processus d’élaboration d’une « Déclaration de Paris ». Ce plaidoyer en faveur d’une véritable participation des personnes accompagnées et des patients aux dispositifs de formation sera notamment l’occasion d’une nouvelle journée d’étude le 14 juin 2018 au Ministère des solidarités et de la santé.

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