Assemblée générale 2017 : La santé et la solidarité de demain au cœur des débats

 

 

 

 

 

Lors de l'Assemblée générale de la FEHAP le 29 mars 2017, la matinée a été consacrée a un débat d'actualité autour de la plateforme politique « la santé et la solidarité de demain ». Ainsi les représentants de François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron sont venus échanger et débattre autour de nos propositions dans le cadre de deux tables rondes, animées par Jacques Huguenin, journaliste en santé.

La première table ronde a permis d’envisager les enjeux de la personnalisation du système de santé et de protection sociale avec la participation d’Olivier Véran, Conseiller régional Auvergne-Rhône Alpes et soutien d’Emmanuel Macron, Jean Leonetti, Député-Maire d’Antibes et soutien de François Fillon ainsi que Bernard Verrier, Administrateur FEHAP et Président de la Fondation l’Elan retrouvé, qui a représenté la FEHAP dans les échanges. Cette table ronde a notamment permis d’aborder les impératifs d’accessibilité, le nécessaire décloisonnement des parcours, la prévention et les nouvelles attentes des usagers.

En matière d’accessibilité financière, Olivier Véran a rappelé que « les plus fragiles doivent avoir une priorité dans l’accompagnement des pouvoirs publics », et qu’il faut « maintenir l’habilitation à l’aide sociale dans les maisons de retraite ». Jean Léonetti nous a quant à lui invité à « réfléchir à la façon dont nous pourrions être solidaires », car pour lui, « il ne faut pas distinguer la dépendance de la maladie, la soli¬darité nationale doit intervenir », il nous a notamment soumis une idée personnelle qui consisterait à « taxer la succession de 1% pour financer les restes à charge dans les EHPAD ». Olivier Véran a également indiqué qu’Emmanuel Macron ne « dérembourserait pas les soins utiles », et qu’il offrirait une lisibilité aux acteurs avec « un ONDAM qui augmentera de 2,3% chaque année sur 5 ans ».

Les échanges ont également porté sur les déserts médicaux, qui s’apparentent à « la négation d’un droit fondamental » selon Bernard Verrier, au nom de la FEHAP, les deux représentants préfèrent cependant l’incitation à la contrainte, prônée par la fédération, pour tenter de résoudre cette problématique. En outre, pour Olivier Véran, « le numéro clausus empêche les étudiants français de se former ».

En terme de prévention, Jean Leonetti a rappelé que « les enfants peuvent éduquer les parents », d’où l’importance de la prévention dès le plus jeune âge, réalisée par des professionnels. Emmanuel Macron entend mener une véritable « révolution de la prévention » avec notamment la mise en place d’un « service sanitaire de trois mois en prévention dans les écoles, les lieux de travail, les EHPAD ». « Depuis le temps que nous parlons de prévention, allons-y ! » a scandé Bernard Verrier en guise de conclusion. 

  
FEHAP AG 29 mars 2017 © Patrice LE BRIS (118)FEHAP AG 29 mars 2017 © Patrice LE BRIS (114)

 

Quant à la seconde table ronde de cette matinée, elle a eu trait à la mise en pratique de cette ambition de personnalisation du système, en posant une question fondamentale : comment passer d’un système de gouvernance et de financement centré autour des offreurs de soin et d’accompagnement, notamment publics, à un système régionalisé qui permette une meilleure prise en compte de la demande et des besoins des usagers ?

Olivier Véran, soutien d’Emmanuel Macron, Alain Milon, Sénateur du Vaucluse et soutien de François Fillon, Georges Labazée, Sénateur des Pyrénées-Atlantiques et soutien de Benoit Hamon et Francis Morel, Trésorier de la FEHAP et Trésorier de l’œuvre sociale Protestante La Vacquinière ont échangé à ce sujet.

Le débat a notamment porté sur la gouvernance du système de santé et sur l’importance de renforcer les compétences des Agences Régionales de Santé. Pour Alain Milon, « l’Etat doit être moins directif et plus stratège ». Georges Labazée a ajouté qu’« il faut donner aux régions la compétence santé qu’elles n’ont aucunement ».

Le sujet des différences de traitement que subit le secteur privé à but non lucratif a mis en difficulté les représentants des candidats, Même si, comme l’a justement souligné Francis Morel notre secteur est souvent perçu comme « l’élève modèle », il reste encore un chemin à parcourir vers plus d’équité et de reconnaissance du secteur privé à but non lucratif…