La FEHAP propose sa contribution à l’élaboration de la stratégie nationale de santé 2018-2022 : vingt-neuf propositions à destination des pouvoirs publics ont été établies

La Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a lancé, en juin dernier, une concertation nationale dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale de santé pour 2018-2022. La FEHAP a souhaité contribuer à cette concertation en proposant son expertise aux interlocuteurs institutionnels. 

L’élaboration de la stratégie nationale de santé pour 2018-2022, par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, touche bientôt à sa fin. Après une phase de concertation nationale faisant intervenir les acteurs du secteur de la santé, une concertation publique a été lancée le 7 novembre 2017. Suite au rapport du Haut Conseil de la Santé Publique, remis le 18 septembre dernier à la Ministre, les quatre grands axes de cette stratégie ont été identifiés : la prévention et la promotion de la santé, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé, la nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins et l’innovation. Les français sont aujourd’hui amener à s’exprimer, jusqu’au 25 novembre, sur les grands axes et domaines de cette stratégie (http://solidarites-sante.gouv.fr). 

Forte de son expertise sur ces thématiques, la FEHAP a mis au point vingt-neuf propositions concrètes  regroupées sous formes de fiches thématiques. Elles témoignent, selon Antoine Dubout, de « la spécificité de l’approche FEHAP par rapport à d’autres fédérations, du fait qu’elle rentre dans la stratégie nationale de santé par l’ensemble des secteurs de la Santé en les articulant et les coordonnant ; sanitaire, médico-social et social ».  Elles ont pour objectif d’améliorer notre système de protection sociale, de soins et d’accompagnement. Elles rassemblent une série de mesures déterminantes pour satisfaire à la double injonction d’une amélioration de la réponse aux besoins de santé et d’accompagnement des citoyens, et de la maîtrise de la progression des dépenses. En ce sens, elles poursuivent des objectifs de démocratie sanitaire : favoriser le premier recours, notamment pour les populations les plus vulnérables ; limiter le recours inutile à l’hôpital ; faciliter les sorties précoces mais sécurisées à domiciles ; lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé ; renforcer la coordination des professionnels autour des usagers… Atteindre ces objectifs nécessite la mise en place en place de véritables parcours santé et de parcours de vie de qualité, sans rupture, qui garantissent à chacun, usagers, aidants et professionnels, de trouver sa place. Enfin, ces fiches n’emportant pas l’exhaustivité des sujets, elles seront complétées progressivement.