La crèche associative de demain : une offre d’accueil diversifiée pour un public plus large

Fédérant plus de 250 établissements d'accueil de jeunes enfants privés non lucratifs, la FEHAP défend la garantie d'une offre d'accueil de qualité pour tous les jeunes enfants. C'est la raison pour laquelle elle a souhaité échanger avec les professionnels de la petite enfance sur une vision prospective du secteur.

Bertrand CERTAIN, Directeur adjoint de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de Haute Garonne et Juliette LAGANIER, responsable du Pôle Petite Enfance – Famille à la Croix Rouge Française, étaient réunis au 38è Congrès de la FEHAP, pour évoquer le devenir et les évolutions possibles des établissements d’accueil de jeunes enfants (EAJE) privés non lucratifs.

Si l’accueil des enfants est aujourd’hui assuré sous des formes très différentes (crèches familiales, crèches collectives, assistantes maternelles, haltes garderie, micro-crèches…), il doit répondre à un impératif désormais incontournable : l’équilibre financier de l’activité.

Le financement via la PSU, la Prestation de Service Unique,  a suscité un grand nombre d’interrogations et de questionnements des gestionnaires d’EAJE, car considéré comme un système de financement très contraint. Par ailleurs, la Caisse Nationale d’Allocations Familiales impose une présence minimale de 10 % d’enfants issus de familles en situation de précarité dans les structures. Le système de financement PSU et le respect des contraintes imposées par la CNAF sont-ils alors antinomiques ?

Bertrand CERTAIN précise à cet égard  que « des fonds spéciaux sont  destinés à l’accompagnement de ces familles et que les CAF sont  à disposition des gestionnaires comme des familles pour répondre, dans la mesure du possible, à leurs besoins. Les CAF peuvent également mobiliser des fonds d’accompagnement des besoins spécifiques tels que l’accueil d’enfants en situation de handicap, l’accueil d’urgence, l’accueil temporaire… »

Bertrand CERTAIN

Bertrand CERTAIN & Juliette LAGANIER, DR Cocktail Santé

L’équilibre financier des EAJE doit néanmoins être assuré : pour Juliette LAGANIER, « cet équilibre peut être trouvé par la constitution de partenariats avec des hôpitaux ou le Samu Social par exemple, et la mutualisation entre structures ». Bertrand CERTAIN insiste sur le fait que « les CAF sont ouvertes à toute proposition de partenariat et peuvent aider au financement d’actions de formation des personnels ou encore au renforcement des équipes pour l’accueil des enfants ».

Il semble par ailleurs que l’avenir des crèches soit orienté vers des offres multi activités, permettant d’atteindre plus sereinement l’équilibre financier et de proposer une palette de prises en charge plus large aux familles : accueil familial, accueil individuel, accueil d’urgence, accueil temporaire...

Ce critère « multi activités » est sans doute un enjeu majeur dans l’évolution des EAJE du secteur privé non lucratif, conciliant ainsi projet social, qualité de l’accueil et équilibre financier. 

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