Restitution intégrale de la réserve prudentielle : les fédérations hospitalières saluent le premier pas en matière de respect des engagements.

Bandeau fédés

Paris le 4 décembre - Les 4 fédérations hospitalières, FEHAP, FHF, FHP, Unicancer, saluent la décision de la ministre des Solidarités et de la Santé de restituer l’intégralité des crédits hospitaliers mis en réserve pour 2018, et de respecter ainsi les engagements de rendre aux établissements de santé des crédits qui leur reviennent en raison de la sous-exécution de l’Objectif national des dépenses de l’Assurance maladie (ONDAM). Pour autant, cette décision n’est qu’un juste retour aux établissements de santé de crédits relevant de leur enveloppe, ces derniers ayant largement rempli leur part du contrat et totalement respecté leur sous-objectif de l’ONDAM.

 Compte-tenu des graves difficultés économiques auxquelles sont confrontés les établissements de santé aussi bien publics que privés, la restitution de ces crédits était vitale.

Elle témoigne de la reconnaissance par Agnès Buzyn du travail accompli par les professionnels de santé dans un contexte économique et social tendu et de sa volonté de tenir les engagements gouvernementaux. Les Fédérations apprécient cette démarche comme un signe de confiance envers les établissements de santé.

Dans un même état d’esprit, elles attendent également dans les mois à venir la restitution de la sous-exécution de l’ONDAM hospitalier et médico-social.

Les fédérations hospitalières renouvellent également la demande qu’elles ont récemment formulée ensemble d’une augmentation à minima de 1% des tarifs hospitaliers, qui tienne ainsi compte de la hausse de l'inflation et des prévisions réalistes de leur activité.

Après six années de baisses ininterrompues, les tarifs sont devenus incompatibles avec les enjeux de santé chers aux Français. Les établissements ont plus que jamais besoin de retrouver des marges de manœuvre pour remplir leurs missions au service des patients, pour investir dans l’avenir et pour mener de vraies politiques sociales.

Les Fédérations hospitalières rappellent que les établissements ont aujourd’hui un besoin urgent de moyens en attendant que les effets de« Ma santé 2022 » ne commencent à se faire sentir.