Une campagne budgétaire et tarifaire à nouveau très difficile pour les tarifs d’hospitalisation de court séjour

 

 

 

 

 

La FEHAP a pris connaissance des déclarations du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales sur la baisse moyenne des tarifs des soins de court séjour de 0,9 % en 2017, compte non-tenu du coefficient prudentiel de 0,7 %.

La FEHAP constate que cette baisse budgétaire et tarifaire augure d’une année 2017 très difficile dans les établissements de santé de tous statuts, notamment dans ceux qui ne bénéficient pas -ou trop peu en proportion- de crédits au titre des missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (en évolution de +3,1 % en 2017), crédits affectés très majoritairement aux établissements publics de santé.

Dans ce contexte très contraint, la FEHAP remercie le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales d’avoir su épargner les tarifs de l’hospitalisation à domicile, qui demeurent stables à 0 % après application du coefficient prudentiel. La FEHAP remercie également le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales de son écoute attentive, pour concerter au mieux « le tunnel tarifaire et budgétaire » à l’intérieur duquel doit être arbitrée la fixation des tarifs.

Pour autant et pour les établissements de santé et leurs personnels, il y a lieu de rappeler non seulement l’importance mais aussi la répétition des efforts qui en accentue l’intensité, année après année. Sur 5 années, depuis 2012, le niveau de baisse des tarifs atteint 3,87 % tandis que l’inflation a progressé de 4,88 % durant la même période. Cet effort cumulé de productivité de 8,75 % sur 5 ans est un défi que les gestionnaires et les personnels assument avec une grande conscience professionnelle et un sens aigu du service public hospitalier pour nos concitoyens. Mais il est important de prendre la mesure de cet effort pour en considérer les limites avec la lucidité nécessaire, notamment si l’on estime que la biodiversité des établissements de santé apportée par les établissements de santé privés à but non lucratif de service public hospitalier a son importance, ces établissements n’étant pas statutairement invulnérables au déficit, à la différence de leurs cousins établissements publics de santé.