La FEHAP à la Paris Healthcare Week : rencontre avec 4 acteurs engagés dans la RSE

A l'occasion de la Paris Healthcare Week qui s'est déroulé du 24 au 26 mai, le stand de la FEHAP a accueilli différents intervenants dans le domaine de l'innovation mais aussi de la RSE. 

Ce fut l’occasion de mettre en exergue des initiatives originales et singulières, qui peuvent apporter une approche différente du Développement Durable et de ses multiples thématiques.

Les participants ont accepté de se prêter au petit jeu des questions/réponses. Découvrez leurs réponses : 

 

Social : Entre Collaboration et solidarité

Sésame by Kaperli

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Quel est votre projet ?

Nous sommes une jeune start-up drômoise qui accompagne les entreprises dans le développement du mieux travailler ensemble et du mieux vivre ensemble. Dans ce cadre, Kaperli propose un outil collaboratif : le Sésame. L’idée est de réunir autour d’une table, de la machine à café ou en début de réunion, des collaborateurs et de leur faire prendre la parole sur un thème spécifique, qui va du DD à la gestion des émotions en passant par la confiance en soi ou tout autre thème souhaité. L’idée est de le faire de façon conviviale et ludique ; que ce soit plutôt une boite à question qu’une boite à réponse, afin de pousser le questionnement, la création de liens sur des thèmes divers et variés.

En quoi peut-il entrer dans une démarche RSE ?

Cet outil est collaboratif et entre donc tout à fait dans une démarche RSE parce que justement il va aller chercher les collaborateurs sur les interactions et la bienveillance entre les salariés. De plus, on peut intégrer des thématiques centré sur la RSE, les éco-gestes, etc..

Cet outil est-il utilisable par tout type et toute taille de structure ?

C’est en effet un outil qui est vraiment adaptable à toute structure, dès lors qu’une équipe ou un manager a la volonté de mettre en dynamique les personnes, de créer du lien entre elles.

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Cirque Event

Pouvez-vous présenter votre activité et son lien avec le pilier social du Développement Durable ?

 

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Producteur de 35 cirques itinérants en France, notre souhait est de proposer des spectacles en salle, en extérieur ou sous chapiteaux en milieu sanitaire et social avec des solutions d’autofinancement pour les spectacles sous chapiteaux.

Nous adaptons le spectacle à chaque structure pour qu’elle s’harmonise avec les besoins des résidents et usagers de l’établissement. En sachant que le cirque est le plus intergénérationnel des spectacles, il contribue pleinement à la mixité des populations. Pour citer un exemple, lorsqu’on organise un spectacle de cirque, ouvert à la population du village dans un établissement de santé, on va voir venir sur site des personnes qui ne serait jamais venus rencontrer les résidents autrement. Si bien qu’a l’un de nos spectacles, était assis côte-à-côte le benjamin de l’école maternelle du quartier âgé de 3 ans et la doyenne de l’Ehpad organisateur âgée de 103, soit un siècle d’écart !

Le cirque contribue bel est bien à l’animation du territoire mais surtout à la solidarité intergénérationnelle et c'est l'adn même de notre activité.

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 Environnement : Quand la nature contribue au bien-être

 

Les nouveaux potagers

Quel est votre projet ?

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Nous faisons de l’aménagement d’espace vert dans tout type de structure. On commence par une étude de l’espace pour ensuite concevoir un jardin le plus adapté possible.
Nous recréons des espaces verts et potagers avec des espèces endémiques de la région, pour favoriser les plantes locales, et mettre en avant dans les potagers, le terroir. L’intérêt est que ces

En quoi peut-il entrer dans une démarche RSE ?

Mettre en place des espaces verts dans une entreprise va contribuer au bien-être des salariés, en proposant un lieu de détente, ou les collaborateurs peuvent aller entre midi et deux par exemple. L’objectif est d’apporter un espace de biodiversité au sein du bureau mais aussi améliorer l’air intérieur.

Dans les établissements de santé, principalement des EHPAD, nous proposons des jardins thérapeutiques et sensoriels adapté au plus près des contraintes et des besoins des résidents. Nous repensons l’espace en incluant des plantes non toxiques mais surtout en choisissant des plantes qui vont rappeler des souvenirs par des textures et des odeurs familières ou rappelant leur enfance.

Enfin nous avons réfléchis sur l’écoconception de l’ensemble de nos mobiliers, intérieurs et extérieurs, qui sont conçu en bois issu de forêts françaises gérées durablement. Les différents éléments sont fabriqués en France dans un atelier qui promeut l’insertion professionnelle de personnes en difficultés. Les plantes de nos espaces sont au maximum locales et dans le cas des potagers, les plantes sont cultivées selon les principes de l’agriculture biologique. 

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Manon Raptopoulos, Service civique au sein de la résidence Sainte Anne d’Auray

 

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Peux-tu présenter la structure dans la quelle tu réalises ton service civique?

La résidence Sainte Anne d’Auray, qui fait partie de l’Association Monsieur Vincent, est un EHPAD très chaleureux qui propose 120 places, toutes habilitées à l’aide sociale, réparties sur trois étages, dont quatre places réservées à l’hébergement temporaire. La structure dispose également d’un accueil de jours de quinze places, ainsi que d’un service de Soins infirmiers à domicile (SSIAD) de soixante places. La résidence est également située au cœur de Châtillon, à proximité des commerces et des transports en commun, dans un parc de deux hectares.

Quel est le projet que tu as mis en place?

Au sein de la structure, chaque volontaire de l’équipe sur Service Civique doit mettre en place un projet personnel.

Pour ma part, j’ai créé un petit jardin thérapeutique dans lequel on retrouve des aromates. Le but de ce projet est de faire participer les résidents à la plantation et la cueillette dans l’optique d’apprendre à mieux se connaitre, de se rapprocher des autres résidents et de se détendre. De plus, ces aromates sont, après la cueillette, présentés à table pour que les résidents puissent apporter du goût ainsi que de la couleur à leurs plats.

Finalement, l’objectif principal de ce projet était pour moi de faire rédecouvrir le plaisir de planter aux résidents, de leur offrir la possibilité d’assaisonner leurs plats comme ils le souhaite et de leur apporter de la gaîté.

Quels sont les difficultés ou les freins auxquels tu as fait fasse pour mener à bien ton projet ?

Je n’ai rencontré aucunes difficultés ou freins pour mener à bien ce projet. Il a juste fallu que je fasse des recherches sur les bienfaits d’un jardin thérapeutique, pour être sure que celui-ci soit « utile » dans la résidence. En effet un jardin thérapeutique peut calmer les crises d’angoisse, peut détendre, et peut rapprocher les résidents entre eux.