Avant la mise en œuvre de la T2A (Tarification À l’Activité), les établissements Privés Non Lucratifs con-naissaient deux modes de financement :
la Dotation Globale de Financement (DGF) : un budget global était alloué chaque année aux hôpitaux publics et établissements PSPH par le biais d’une « enveloppe » calculée sur la base de leurs dépenses.
Ce dispositif a été critiqué en raison de ses nombreux effets pervers : logique de moyens (justification de dépenses par les directeurs d’hôpitaux) et effet « cliquet » (les moyens une fois obtenus n’étaient plus remis en cause), caractère injuste (hôpitaux sur-dotés et hôpitaux sous-dotés), effet malthusien sur l’activité (du fait de l’encadrement préalable des dépenses).
les Objectifs Quantifiés Nationaux (OQN) : les cliniques privées à but lucratif ainsi que certains établissements adhérents de la FEHAP connaissaient un mode de régulation « prix/volume » de leurs dépenses. Selon le dispositif OQN, un accord national fixait l’évolution moyenne des tarifs (prix de journée et forfaits) ainsi que leurs variations maximales et minimales par région, selon l’activité. En cas de non-respect de cet OQN, l’Etat pouvait alors moduler les tarifs à la hausse ou à la baisse en fonction du volume d’activité de chaque région.
La T2A ou tarification à l’activité, mesure-phare du Plan hôpital 2007, a mis fin à ces deux modes de financement traditionnels des hôpitaux.
Son application est immédiate pour les établissements dits « ex OQN » alors qu’elle se met en place par étapes dans établissements anciennement sous dotation globale. La T2A sera à 100% en 2008 (moyennant coefficient correcteur de convergence) |