Dégel de la réserve prudentielle médico-sociale : STOP à la discrimination du secteur privé solidaire !

Paris, le 28 février 2020 – L’histoire se ressemble et se répète invariablement. Après la bonne nouvelle du dégel de la réserve prudentielle médico-sociale, vient le temps de la déception avec l’affectation de cette dernière exclusivement au profit du secteur public.


Est-il encore nécessaire de rappeler que le principe même d’un gel prudentiel est une hérésie dans notre secteur ? Faut-il encore stigmatiser les personnels du secteur privé solidaire en les écartant d’une prime qu’ils méritent tout autant que leurs homologues du secteur public ? Faut-il encore rappeler que les établissements du secteur privé solidaire remplissent les mêmes missions de service public ?


Autant de questions qui nous mettent face à une triste réalité : oui, cela est nécessaire.


Les établissements adhérents à la FEHAP représentent une part significative du secteur personnes âgées (20%). Malgré une augmentation de la masse salariale de 1,25% et le poids de l’ancienneté à 0,57%, il reste une marge de manoeuvre (0,46%) insuffisante pour payer la prime Grand-âge. La FEHAP estime que les besoins pour financer cette prime s’élèveraient à plus de 60 millions d’euros rien que pour les établissements FEHAP, alors que la marge potentielle liée à la revalorisation du taux ne dégage que 48 millions d’euros pour l’ensemble du champ médico-social.


Il est donc impératif que le dégel prudentiel soit attribué en totalité ou en partie au secteur privé solidaire. Rappelons que la FEHAP souhaite étendre la prime à 34 000 accompagnants, gratifiant ainsi les aides-soignants mais aussi les aides médico-psychologiques, accompagnants éducatifs et sociaux et auxiliaires de vie sociale.