Non-respect du confinement : la FEHAP demande que le fruit des amendes perçues soit redistribué aux établissements et services de santé dans le cadre de la lutte contre le COVID-19

Paris, le 22 mars 2020 – Les professionnels de santé sur le front ne peuvent être plus clairs lorsqu’ils demandent à la population de rester à leur domicile. La FEHAP propose que le fruit des amendes pour non-respect des règles de confinement soit intégralement redistribué aux établissements de soins et d’accompagnement dans le cadre de la lutte qu’ils mènent contre le Covid-19. « Un juste retour sur investissement » estime Marie-Sophie Desaulle, Présidente de la Fédération.

Le Président de la République et son Gouvernement ont annoncé, puis mis en place, des mesures de confinement exceptionnelles pour lutter contre la propagation du virus Covid-19. Sauf exception justifiée, les personnes sont sommées de rester à leur domicile jusqu’à sa levée. Le non-respect de ces règles est puni d’une amende de 135€, pouvant aller jusque 375€ en cas de majoration. En France, on compte désormais plus de 8 500 amendes dressées pour le non-respect des règles[1].

« Les sommes récoltées par le biais de ces amendes ne seront pas négligeables. Les professionnels de santé, au front, sont en grande difficulté. On constate dans certains territoires, pourtant très touchés par l’épidémie, un manque de matériel de protection comme les masques… Les personnes qui ne respectent pas les règles de confinement sont irresponsables. La situation financière des hôpitaux était déjà précaire avant le début de cette épidémie. Cette aide financière ne serait finalement que le retour d’ascenseur pour leur travail acharné… » Marie-Sophie Desaulle, Présidente de la FEHAP.

 

[1]  http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/coronavirus-plus-de-8500-amendes-pour-non-respect-du-confinement-en-ile-de-france-et-dans-l-oise-20-03-2020-8284812.php

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